Tête de femme
Dans la tradition des sculptures masques qui traversent l'histoire de l'art du XXe siècle, la Tête de femme de Pierre Le Caër s'impose par sa présence paradoxale : une tête sans visage, ou plutôt un visage en devenir, encore pris dans le métal comme dans un moule.
Travaillée à partir de tôles martelées à froid puis assemblées, la sculpture joue des contrastes entre surfaces lisses et zones froissées, entre la rondeur du crâne et l'éclatement de la coiffe métallique au sommet. Ce couronnement de tôle déchirée évoque une chevelure, une flamme, ou l'explosion d'une pensée trop grande pour être contenue.
Le socle de métal brut, modulaire et industriel, ancre cette figure dans la réalité de l'atelier, rappelant que la beauté naît toujours d'une contrainte matérielle. Une œuvre sur la féminité vue à travers le prisme de la forge : puissante, ouverte, inachevée par choix.
| Matériaux | Tôle d'acier martelée, métal forgé |
| Artiste | Pierre Le Caër |
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Pierre Le Caër
L’expression artistique s’est révélée à Paris au printemps 1995. Depuis, Pierre Le Caër crée des assemblages uniques en métal, bois et pierre bretonne dans son atelier de 700 m² à Ploudalmézeau, face à la mer d’Iroise.