Passion est une sculpture qui brûle. Deux bandes de métal, l’une rugueuse et oxydée comme une peau vieillissante, l’autre polie jusqu’à réfléchir la lumière comme un miroir intérieur, s’enroulent l’une autour de l’autre dans un mouvement perpétuel d’attraction et de résistance.
Travaillée à la flamme et martelée à froid, la matière garde en elle la mémoire du feu qui l’a façonnée. La rouille n’est pas une dégradation mais une patine choisie, une cicatrice qui raconte le temps et l’intensité. Photographiée dans l’obscurité, l’œuvre révèle sa propre lumière, celle que génère tout ce qui brûle vraiment.
Passion interroge la dualité du sentiment : ce qui consume peut aussi illuminer.