Il y a dans Gare de Lyon quelque chose de l’attente et du mouvement simultanés. Deux blocs d’acier découpés, chacun percé d’un œil circulaire comme des fenêtres ou des horloges, s’inscrivent à l’intérieur d’une grande arche de fil de métal — la grande verrière, le hall monumental, l’espace de transit où tout commence et où tout se termine.
Le fil de métal fin dessine des lignes droites et courbes qui évoquent les structures métalliques des grandes gares du XIXe siècle, leurs poutrelles apparentes, leurs toits en demi-lune. Les deux blocs centraux, brutalistes et travaillés à la soudure visible, incarnent la masse, le granit, la permanence de l’édifice face à l’éphémère des voyageurs.
Gare de Lyon est une sculpture sur le passage : celui des hommes, celui du temps, celui de la matière brute devenant architecture.